DES SOLS, DES CLIMATS, DES ESSENCES, DES FORÊTS...

Les conditions pédoclimatiques du territoire distinguent la forêt en deux massifs : Causses et Avant-Causses à l'ouest, Ségala et Xaintrie à l'est. Les essences de bois ne sont inévitablement pas les mêmes, le chêne pubescent dominant les Causses, le Ségala-Xaintrie étant plus diversifié avec des chênes sessiles et pédonculés, des hêtres, des châtaigniers et plusieurs essences de résineux. Les résineux se retrouvent souvent en futaies régulières, c'est-à-dire des bois de grands arbres adultes du même âge à peu près. On trouve sur le territoire tous les types de formations forestières : la futaie régulière et irrégulière, mais aussi le taillis, composé de troncs issus de repousses à la base d'arbres coupés. Ces différentes formations forestières orientent les débouchés des bois, autant que la biodiversité qui s'y épanouie. Les fortes pentes sont un frein à l'exploitation des bois du territoire. Cependant, 82% de la forêt reste considérée comme accessible.

LES PRINCIPALES ESSENCES SUIVANT LES MILIEUX NATURELS

LES GRANDES ÉTAPES DE L'EXPLOITATION FORESTIÈRE

AVANT TOUT, DES PROPRIÉTAIRES FORESTIERS

La forêt du territoire est à 97% privée. C'est beaucoup plus qu'en moyenne sur la  France, de 75% de forêt privée. Cela a une forte influence sur sa gestion, puisqu'une partie de ces propriétaires peut s'en être désintéressé par manque de temps, de moyens, d'envie,... La réalisation d'un Plan Simple de Gestion reste obligatoire dès lors qu'un propriétaire possède au moins 25ha.

Notre forêt est issue d'une histoire vivrière : elle servait à se nourrir de châtaignes et de glands, à nourrir et soigner le bétail grâce aux fougères, feuilles mortes et buis, à se chauffer et à faire quelques piquets, planches et charpentes. Au temps des mines, le châtaignier du Ségala a beaucoup servi pour construire les galeries. La forêt "cultivée" a été peu à peu abandonnée sur les plus fortes pentes.

Après la guerre 1939-1945, un grand plan de reboisement est lancé par l'État. Le Fonds Forestier National aide ainsi les propriétaires à reboiser leurs parcelles, notamment avec des résineux. La surface boisée du territoire est passée de 7% en 1820 à près de 50% aujourd'hui.

Le territoire est aujourd'hui riche d'une propriété forestière morcelée, aux petites parcelles dispersées. La déprise agricole sur les Causses agrandit les massifs. Sur le Ségala, les pentes sont peu à peu laissées à l'abandon. La gestion forestière est de moins en moins assurée.

Ce manque de gestion peut parfois entrainer des coupes rases opportunistes, des problèmes sanitaires, la fermeture des paysages... Nous sommes tous concernés !

LES PLANS DE DÉVELOPPEMENT DE MASSIFS : UN SUCCÈS

Notre CFT s’inscrit dans la continuité du travail déjà réalisé par le Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF) au niveau des Plans de Développement de Massifs. Ces PDM ont pour but :

·         De faire l’inventaire de la ressource mobilisable sur un territoire ;

·         De transmettre ce diagnostic aux entreprises du bois afin d’en tirer des offres d’achat pour les propriétaires forestiers ;

·         D’entamer la mobilisation de ces bois sous démarche de qualité : les entreprises doivent respecter une Charte de Bonnes Pratiques Sylvicoles

·         D’évaluer les travaux de ces entreprises pour sécuriser les propriétaires dans la vente de leurs bois.

 

RESULTAT : les entreprises du territoire tournent à plein régime !

Le premier PDM a été lancé en 2010 sur le Pays de Sousceyrac. Ceux du Haut-Ségala et de Lacapelle-Marival ont suivi, et un nouveau devrait voir le jour sur Cère-Saint-Céré en 2020. Depuis leur mise en œuvre, quelques chiffres clés ressortent :

·         344 diagnostics sur 2300 ha (11% du territoire)

·         71 500 m3 mobilisés soit 700 000€ pour les propriétaires

·         191 ha reboisés et 2,7 km de voirie forestière créée

·         Sur l’emploi : 35 Equivalents Temps Plein

 

Cette mobilisation de bois aura servi l’économie locale de notre territoire et prépare celle de demain. La sous mobilisation de nos forêts dégrade leur niveau qualitatif et le manque d’entretien peut être source d’incendie. Par ailleurs, la fermeture des vallons est préjudiciable pour les paysages, le manque de gestion peut ensuite entraîner des coupes rases qui dégradent aussi les paysages. Autant de points de vigilance qui pousse à une meilleure mobilisation des bois.

Info + : la coupe de bois n’est pas une mauvaise chose pour la forêt et la biodiversité. Elle peut être importante dans le cas d’un problème sanitaire sur les arbres, mais permet surtout de maintenir la vitalité de la forêt ! Les éclaircies renforcent les arbres avec du potentiel et permettent le renouvellement naturel de la forêt. La coupe rase est principalement effectuée dans le cadre d’un problème sanitaire, ou de la présence d’essences d’arbres inadaptées au sol ou au climat. Elle est réglementée dans le Lot, et doit donner lieu à un reboisement dans les 5 ans. Vous pouvez retrouver la règlementation sur les coupes de bois dans le Lot en téléchargement ici :

 

 

Règlementation des coupes de bois et obligation de reconstitution après coupe rase

 

 

Le Pôle d’Équilibre Territorial et Rural Figeac Quercy Vallée de la Dordogne bénéficie du soutien de l'Union Européenne et de la Région Occitanie pour l'élaboration et l'animation de la Charte Forestière de Territoire.